Chuck Palahniuk – Fight Club

9782070422401fs

« Laisse-moi te parler de Tyler. Tyler dit : les choses que tu possèdes finissent toujours par te posséder. C’est seulement après avoir tout perdu que tu es libre de faire ce dont tu as envie. Le fight club t’offre cette liberté.

Première règle du fight club : Tu ne parles pas du fight club.

Deuxième règle du fight club : Tu ne parles pas du fight club.

Tyler dit que chercher à s’améliorer, c’est rien que de la branlette. Tyler dit que l’autodestruction est sans doute la réponse. »

/////////////////////

Comme beaucoup de gens, j’ai découvert l’histoire de Fight Club grâce au film réalisé par David Fincher en 1999, film qui est très vite entré dans mon top. Vu que j’avais adoré le film, j’ai décidé de commander le livre au Père Noël et… il est resté plus d’un an dans ma bibliothèque.

Finalement, j’ai commencé ce livre un jour où je n’avais rien à lire (certaines n’ont rien à se mettre, ça c’est ma version à moi) et j’ai voici ce que j’ai retenu de ma lecture.

/////////////////////

Une œuvre de science-fiction ?

La première chose qui m’a interpellée avec ce livre, c’est qu’en le lisant, je n’ai pas trop compris pourquoi il entrait dans la catégorie « Science-Fiction ». Certes, le narrateur nous offre une vision extrêmement sombre et pessimiste de la société dans laquelle il vit, mais selon moi il pourrait très bien s’agir de notre société à nous. Cependant, c’est aussi ce qui fait la force du livre : le fait que ce qui se passe dans le roman pourrait très bien arriver pour de vrai, dans notre monde à nous. Alors peut-être que c’est parce que je ne lis pas assez d’ouvrages de Science-Fiction et que j’en ai une vision trop « simple », mais il n’empêche que je n’ai eu l’impression de lire de la SF. Ceci dit, ça n’enlève rien au fait que c’est un bon livre.

/////////////////////

Le brouillage des repères

Ce qui m’a le plus marquée durant cette lecture, c’est le fait que tous les repères habituels soient brouillés : on a très peu d’indications sur le personnage principal, sur l’endroit où il vit, à quel moment se déroule l’histoire… En effet le narrateur, qui reste anonyme pendant tout le roman, est insomniaque et voyage beaucoup par le biais de son travail. Du coup, il ne sait plus dans quelle ville il se réveille et ne se souvient ni de la date ni de l’heure qu’il est et le lecteur se retrouve plongé dans le même état de confusion. On peut se dire que c’est justement ce manque de repère qui inscrit l’œuvre dans la catégorie SF mais l’auteur glisse à plusieurs reprises des noms de villes américaines et l’action semble se dérouler à l’époque pendant laquelle le livre a été écrit, c’est-à-dire dans les années 1990 (même si c’est plus clair dans le film). Pour moi, ces points donnent un côté très réaliste au livre.

La confusion ressentie par le narrateur est pour moi le point le plus intéressant de cette histoire. La première fois qu’on lit le livre ou qu’on voit le film, on est placés au même niveau de compréhension (ou d’incompréhension dans ce cas-là) que le personnage : SPOILERS (faites glisser votre souris pour faire apparaître le texte) [on ne comprend pas pourquoi tout le monde le confond avec Tyler alors que ce sont deux personnages distincts]. Ce n’est qu’en le relisant ou en le revoyant qu’on est capable de voir enfin tous les signes et que tout s’éclaire.

/////////////////////

Un style incisif

Là où Chuck Palahniuk a su se distinguer des autres auteurs, c’est par le registre très familier qu’il emploie. Certes, les personnages sont vulgaires, mais ça colle parfaitement à l’ambiance du livre et c’est ce qui le rend original à mes yeux. En plus de ce langage très cru, la forme du texte en elle-même montre un style d’écriture « tranchant » : on alterne des phrases assez longues, des phrases très courtes, des mots, des chansons et même des haïkus inventés par le narrateur et on a comme l’impression d’entrer dans les pensées du personnage.

/////////////////////

Alors que j’ai adoré le film, en refermant le livre, je me suis rendu compte que je n’arrivais pas à décider si je l’avais aimé ou pas et c’est encore le cas aujourd’hui, plusieurs mois après. Mais ce qui est sûr, c’est que c’est une des lectures les plus marquantes que j’ai connues.

A savoir que l’auteur vient de sortir une suite en BD et que ça a l’air bien bien cool.

/////////////////////

Charlène M.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s